S comme Syncthing

Je reviens sur le sujet du partage en p2p commencé dans article D comme Diffusion.

Nous allons aujourd’hui nous intéresser au partage privé, réservé au cercle familiale. Celà peut rejoindre, par certains aspects, le fonctionnement de Nextcloud (dont je parle dans mon article N) sauf qu’il n’y a pas de centralisation sur un serveur: les données sont copiées entre les ordinateurs des membres.

Le logiciel dont je vais parler est de nouveau opensource et gratuit. Il s’agit de syncthing.

Son cas d’usage est relativement simple: j’installe le logiciel sur mon ordinateur comme tous les membres de la famille avec qui je vais effectuer les partages.

J’envoie à tous les membres ma clé d’identification pour qu’ils m’envoient une demande d’association. Depuis mon poste, j’autorise l’association des autres ordinateurs. Et voilà on peut commencer à partager !

Validation de l’association d’un appareil

Si je veux partager toutes les photos concernant la famille Host, j’indique à mon programme que je veux partager le dossier « Host » et avec quelles membres.

Autre option, si vous souhaitez garder le controle du contenu de votre dossier, vous pouvez indiquer qu’il est partagé en lecture seule: seules les données issues de votre répertoire seront diffusées entre les membres. Si quelqu’un altère les données sur son ordinateur local celles ci seront écrasées par vos données.

A qui j’autorise l’accès au dossier et comment

Vous pouvez aussi opter pour un dossier collaboratif (en lecture/écriture) dans lequel chacun pourra déposer de nouveaux documents.

Il existe aussi un client android qui fonctionne de la même manière que celui sur ordinateur.

Exemple

Dans notre exemple, Fab voudrait partager 2 dossiers:

dossier1

  • un dossier partagé avec Li et Ju en lecture/écriture.
  • Chaque membre ayant accès à ce dossier pourra y ajouter des documents et les fichiers seront transférés entre chaque membre.
  • Si Li dépose le fichier photo_du_tonton.jpg et que Ju la télécharge avant Fab. Alors Fab pourra récupérer les données qui forment le fichier photo_du_tonton.jpg à la fois de l’ordinateur de Ju et celui de Li.

dossier2

  • cette fois il s’agit d’un dossier en lecture partagé avec El et Ju.
  • Lorsque El a terminé le téléchargement de photo_de_mamama.jpg avant Ju, elle peut à son tour servir de source pour fournir la photo à Ju.
  • En revanche, aucune donnée ne pourra être envoyée à Fab car il est le « propriétaire » du dossier en lecture. Seuls les documents que lui seul aura déposé pourront être diffusés.

Quels usages pour la généalogie?

J’y vois un grand intérêt si les membres de la famille jouent le jeu. On peut en effet imaginer déposer des documents dans un dossier en mode « Lecture/Ecriture » et le diffuser entre les membres. Créer un bibliothèque collaborative de documents concernant une famille.

Si quelqu’un souhaite se rattacher au « cercle », il suffit de lui fournir notre clé pour qu’il fasse une demande. Syncthing permet également de désigner des Introducteurs qui peuvent ajouter des membres. On atteint alors un modèle en réseau complètement décentralisé et qui peut se perpétuer alors même que l’initiateur n’en fait plus partie.

R comme Reveal.js

Comment faire un webdocumentaire sur un ancêtre!

Je parlais l’autre jour dans P comme Pédagogie que je me posais la question de comment exposer nos découvertes. Je disais également que je parlerais de quelques pistes et nous y voilà 🙂

Vous êtes peut être déjà tombé sur des webdoc (ou webdocumentaires), Le Monde ou Arte en font. Il s’agit de présenter un sujet de manière interactive, vivante, illustrée.

Je me suis lancé dans l’élaboration d’un document du même genre, pour ce faire j’ai utilisé reveal.js. C’est un framework ou un ensemble d’outils permettant de faire des présentation HTML animées.

Ne vous enfuyez pas tout de suite, je vais vous rassurer en vous disant qu’il existe un site web qui vous permet de faire tout ce que vous souhaitez à l’aide de la souris 🙂

Il s’agit du site Slides.com

Par exemple, pour présenter le parcours d’un individu, vous allez pouvoir associer des cartes (provenant de geoportail, google maps), des images provenant d’internet et même des images de google street view.

Voila à un exemple avec le célèbre Antoine Peroux : http://slides.com/fobrice/deck#/

Q comme QOwnnotes

 

L’article de Qownnotes avec une capture de l’article de QOwnnotes avec une capture de l’article de QOwn…

 

Après Nextcloud, je vais parler d’un utilitaire lié qui m’a servi notamment à préparer ce challenge (ainsi que celui de 2015)

Toujours dans l’objectif d’avoir une indépendance vis à vis des sites web payants, une connaissance m’ a fait découvrir QOwnnotes. Il se trouve qu’il s’agit d’un programme lié à Nextcloud.

Présentation rapide

QOwnnotes est un « client lourd », il doit donc être installé sur l’ordinateur (sous Windows, Mac OS ou Linux). Il permet de gérer ses notes, de les hiérarchiser et de les synchroniser sur Nextcloud.

Les notes sont au format Markdown, ce qui permet une saisie rapide des notes (après une petite période d’adaptation) et de les lire avec un autre programme compatible.

D’autre part, les notes sont gérables depuis android grâce à un client comme ownnotes.

Mon usage dans mes recherches

J’utilise QOwnotes pour saisir mon exploration des registres. J’ai organisé mes notes en dossiers par commune et pour chaque commune, j’ai un dossier Actes et un dossier Recensements.

Lorsque je parcours les tables décénnales, je repère les lignes pouvant m’interresser.

Je crée une note dont le titre commence par ‘?’, ce qui m’indiquera que je n’ai pas encore traité cette entrée, suivi de l’année, du type de document et du ou des individus concernés.

Lorsque je consulte les registres, si l’individu ne concerne pas mes recherches, je change le ‘?’ en ‘X’ qui m’indiquera que je l’ai traité mais que je ne dois pas l’intégrer à ma base.

Au contraire,  si l’individu me concerne, je capture l’image de l’acte et la stocke directement dans mon arborescence de documents. Je modifie le ‘?’ de la note en ‘TODO’ pour m’indiquer de la traiter et je saisis un rapide résumé du contenu (dates, personnes, etc.). Je mets également un lien vers l’image pour pouvoir la voir dans la note.

Plus tard, lorsque je traiterai la note ‘TODO’,  l’image du document étant déjà au bon emplacement, il me suffira de faire pointer l’événement dans ma base sur le chemin de l’image.

P comme Pédagogie

Comme pour mon H où je vous sollicitais à propos de votre propre histoire, j’espère pouvoir échanger avec vous à propos des manières d’aborder la généalogie avec des non initiés.

J’avoue avoir un problème pour exposer mes recherches. Pour les présenter.

Lorsque je discute avec les membres de la famille d’individus ou d’anecdotes qu’ils connaissent, je sais poser les questions, lancer des thèmes, saisir les informations.

Mais restituer des éléments plus globaux, d’un passé plus lointain concernant des individus que plus personne ne connait, j’ai un peu plus de mal!

J’ai déjà identifié quelques éléments qui intéressent l’auditoire: jusqu’à quand j’ai pu remonter, certaines anecdotes comme un nombre d’enfants impressionant, les professions notamment les plus singulières, les villages d’origine.

Seulement voilà, celà ne concerne finalement qu’une infime partie des informations recueillies. Il y a une infinité de thèmes qu’on pourrait aborder pour présenter nos ancêtres: qui savait signer, qui savait écrire, quelles étaients les religions en fonction des familles, les « dynasties » de métiers (exercer le même métier sur plusieurs générations), les militaires, les maisons familiales, etc.

Pour amener les cousines, cousins, tantes et oncles à s’intéresser à nos recherches comment présenter celà de manière consise, synthétique et attrayante? Je ne souhaite pas me lancer dans de grands textes, ni me lancer dans une histoire familiale qui me semble un travail pharaonique dans lequel il est difficile de ne pas tomber dans le romanesque (comme le souligne Elise sur son blog). Pour moi, de bon schémas valent mieux que de longs discours. Samedi, je vous parlais des arbres généalogiques circulaires, ils sont utiles pour voir l’avancée globale mais pas pour en tirer des informations précises. J’aime également l’arbre relationnel qui permet de mettre en évidence non seulement l’ascendance mais également les frateries. Pour ce type de graphique, Gramps offre également la possibilité d’y ajouter les professions, mais celà devient très vite extrêmement dense. D’autre part, j’ai également essayé les rapports textuels, mais celà ne m’a paru pas suffisamment vivant.

Alors que faire? J’aime bien l’idée de Patricia de chroniques du temps sa méthode offre une vue bien synthétique sur différents thèmes. Mais d’un autre côté, je trouve qu’on s’abstrait trop des individus et de leurs destinées.

N’existe-il pas d’autres pistes? Un intermédiaire entre synthèse et histoire familiale ? Des outils, des méthodes permettant de tirer des résumés ?

Dans de prochains articles, je vous présenterai des pistes que j’ai pu étudier mais j’attends vos réactions pour avoir la méthode miracle 🙂

O comme Orienter ses recherches

Nous allons ici prendre du recul pour analyser notre comportement lors de nos recherches.

Evolution de nos recherches

Lorsque nous débutons nos recherches nous avons plutôt tendance à aller tout droit et de plus en plus loin tant que nous ne rencontrons pas d’obstacle majeur. Nous délaissons en général toute les autres branches.

Pour ma part, je me suis rendu compte de ce comportement que lorsque j’ai été amené à présenter mes recherches et à constater le gros déséquilibre qui pouvait exister entre les branches.

C’est dans ces moments là, qu’un travail en largeur est effectué pour compléter les générations.

Une histoire d’algorithme

Par Blake Matheny — Transféré de en.wikipedia à Commons., CC BY-SA 3.0,

Ces 2 comportements peuvent se rapporter à des concepts d’algorithmique de parcours d’arbre.  En effet, la première phase s’apparente à un parcours d’arbre en profondeur, tandis que la seconde s’apparente à un parcours d’arbre en largeur.

 

Je pense que le passage au parcours d’arbre en largeur nécessite d’atteindre une certaine maturité dans l’établissement de ses recherches. Celà nécessite effectivement de connaitre précisément les informations dont on a besoin pour y revenir ensuite. On doit également acquérir une certaine aisance dans les registres car le passage entre communes peut amener à des différences de tri dans les tables décennales par exemple.

La boussole du généalogiste

La meilleure manière pour moi d’orienter nos recherches est d’utiliser un arbre généalogique circulaire (qui pourra se nommer également arbre en éventail ou roue des ascendants). En éditant l’arbre circulaire de la souche (dans mon cas, mes enfants), on détecte très facilement de manière visuelle où sont les branches où on doit axer nos recherches.

Lorsqu’on a ciblé un individu dont on veut poursuivre les recherches, on recentre l’arbre circulaire sur cet individu pour en étudier plus précisément les branches qui font défaut.

J’ai repris ci-dessous l’évolution de l’arbre généalogique de mes enfants pour que vous constatiez l’équilibrage qui a été effectué dans les différentes branches.

 

N comme Nextcloud, ou comment se dispenser de dropbox

Je vais consacrer quelques articles à mon écosystème de gestion de documents et de recherches.

À l’image de d’aieux d’ailleurs je cherche des solutions alternatives aux mastodontes d’Internet comme Google ou Dropbox. Ça n’est pas que je ne les trouve pratiques mais il faut se dire qu’ils ne sont pas éternels et que je préfère maîtriser mes données.

Aujourd’hui je vais vous présenter une alternative à Dropbox.

Le programme s’appelle Nextcloud et est lui même issu du programme OwnCloud pour ceux qui connaissent.

J’ai installé Nextcloud sur un « nano ordinateur » de type raspberry, qui fonctionne en permanence. Dans la suite de l’article je le nommerai « ordinateur Nextcloud ».

Pour décrire son fonctionnement, je dirais qu’il fonctionne comme Dropbox : j’ai un programme sur mon ordinateur​ portable qui surveille si j’ai ajouté des données, des documents ou si je les ai modifiés. Dans ce cas, ces données ou modifications sont transférées de manière quasiment immédiate vers l’ordinateur Nextcloud.

Une fois ces données transmises à l’ordinateur Nextcloud, je peux y accéder depuis un autre ordinateur via le navigateur web, ou si j’ai installé le programme de synchronisation automatique, je peux les avoir sur mon disque dur.

Dans le cadre de mes recherches généalogiques, je l’utilise pour synchroniser l’ensemble de mes documents: les actes, les livrets de famille, les photos et également les sauvegardes de ma base. Du fait que la synchronisation soit presque instantanée cela m’offre une certaine sécurité puisque les données sont copiées ailleurs.

D’autres part, j’ai également une application sur mon téléphone qui me permet l’accès aux données de n’importe où et qui m’offre la possibilité d’avoir les données hors-ligne : même si je n’ai pas de réseau, je peux les consulter sur mon téléphone.

M comme Mais où est la gestion des fragments de documents?

Actuellement dans Gramps, lorsque j’analyse un acte, j’enregistre l’événement décrit et je le rattache à tout ou partie du document où l’information est écrite. Je trouve celà bien plus pratique que de simplement lier au document complet: dans le cas contraire, il faut relire le document complet pour retrouver la mention.

Je fais de même avec les photos de famille: je selectionne les visages et les rattache aux individus concernés dans la base.

Problème technique

Le plus gros problème de cette manière de fonctionner est qu’elle n’est valable que dans Gramps. Je ne peux pas la transférer dans un autre logiciel ni l’importer sur un site web comme geneanet.

En effet, ces « zones » sont stockées dans la base de données de Gramps et le format GEDCOM ne gère pas ce genre de fonctionnalité.

Ancestris, par exemple, qui se base exclusivement sur GEDCOM, ne peut donc ni lire ni stocker des zones dans le fichier sur lequel il se base.

Solution proposée

Non je ne vais pas proposer une nouvelle amélioration du format GEDCOM qui ne verrait pas le jour.

En me penchant sur le problème, j’ai trouvé une solution sur laquelle a déjà travaillé un consortium le MetadataWorkingGroupe composé entre autres de Microsoft, Canon, Nokia, Sony.

La solution consiste à stocker dans le fichier image, des informations supplémentaires décrivant les zones (Metadonnées).

Ces zones sont définies par:

  • leur dimension,
  • leur position dans l’image,
  • leur type: le type d’objet sélectionné par la zone (un visage, un animal, un point d’attention, un code barre)
  • leur nom,
  • leur description.

Usage possible

Nous pouvons imaginer que dans chaque logiciel de généalogie soit géré ce type d’information.

Ainsi, pour un acte, on sélectionnera une partie du texte de document qui représente un événement et on stockera dans le fichier d’image la position de la zone dans l’image, la taille de la zone, et l’identifiant de l’événement dans notre base pour associer la zone avec l’objet événement correspondant afin qu’un autre logiciel puisse l’exploiter.

Dans le cas d’une photo de famille, on selectionnera le visage d’une personne et c’est l’identifiant de l’individu dans notre base qui sera stocké.

Les plus

  • Les données sont stockées dans le document sans que le fichier gedcom soit impacté.
  • Que le logiciel gère ou non ces métadonnées, le fichier GEDCOM contiendra simplement le lien vers le document comme il le fait déjà. Le logiciel qui ne gère par les zones, pointera simplement vers le document complet.

Les moins

  • Il faudra que les logiciels et sites gèrent ces données de manière générale et homogène sinon on tombe dans le statut-quo
  • Il faudra fixer le format du lien entre une zone et un objet dans la base pour que chaque logiciel exploite de la même manière les informations enregistrées dans l’image
  • Il s’agit d’un guide et non d’un standard officiel: plusieurs interprétations sont possibles, il peut encore évoluer
  • Il date de 2010 et je n’ai pas trouvé d’évolution depuis.

Documents de référence

Voilà les documents d’où j’ai tiré mes informations:

GUIDELINES FOR HANDLING IMAGE METADATA Page 51

Extensible Metadata Platform

Metadata Working Group