P comme Probabilité et spéculations

Il est des branches (de mon arbre généalogique) qui ne tarissent pas de renseignements, de photos, de recherches en partie réalisées.
En revanche, il en est qui ne veulent rien révéler, par exemple celle de mon grand père maternel.

Avancer à l’aveugle

 Je n’ai pas d’informations suffisantes pour retracer l’ascendance de mon grand père. J’ai bien effectué une demande d’informations mais celà n’a abouti sur rien (j’en parlerai plus tard).
Cependant, pour satisfaire ma curiosité et sans doute mon impatience, j’ai effectué des recherches et essayé d’avancer. Il me manque des informations pour certifier l’exactitude de mes découvertes mais il y a tout de même des indices et des vraisemblances qui permettent de se dire que j’emprunte la bonne voie.
J’expose ici mes démarches.

Ce que je sais des origines de mon grand père

  • Le nom du village de naissance de mon grand père : Pfettisheim
  • J’ai connu son frère et ses neveux.
  • Je connais le nom de ses parents : Barbe et Aloyse.
  • Ma mère a à peine connu sa grand mère (Barbe) ce qui peut laisser supposer qu’elle n’a pas du tout connu son grand père
  • Je sais qu’il avait une soeur Philomène bien plus âgée que lui : les avis divergent entre 17 et 22 ans de différence
  • Enfin, mon grand père André est né en 1922 : combiné à la différence d’âge avec sa soeur permet d’évaluer les dates de naissance des parents et de la soeur

Recherche de Barbe, sa mère

J’ai commencé par consulter le registre du village de mon grand père : Pfettisheim.
Les registres en ligne ne commencent qu’à partir de 1892. Ce qui ne m’a pas permis de trouver l’acte de la grande soeur.
Je n’ai pas trouvé trace de Barbe en remontant le temps. J’ai supposé qu’elle devait venir d’un village environnant. J’ai donc commencé à consulter les registres des villages environnants et… j’ai trouvé 🙂 Une Barbara, née en 1878.
Ce qui me conforte c’est que l’acte de naissance est complété en marge : décédée à Pfettisheim.

Recherche de Aloyse, son père

J’ai effectué les recherches du père de mon grand père dans les archives de Pfettisheim. J’ai dû remonter à 1869 pour retrouver un Aloyse du bon patronyme. Ce qui fait qu’il aurait eu mon grand père à l’âge de 53 ans.
La différence d’âge entre les parents (10 ans) n’est pas « exceptionnelle ».

Confirmations

J’ai effectué une demande d’acte de naissance. Cet acte ne m’a pas donné pleinement satisfaction car toutes les données n’y étaient pas.
J’ai juste eu la confirmation que la mère était née à Rumersheim et que le père à Pfettisheim. Mais aucune informations concernant leur âge ou leur date de naissance.

Hypothèses

En combinant les informations partielles et les actes je pense qu’il s’agit tous les 2 des parents sans pour autant en avoir confirmation.
Ce qui me dérange, c’est que pour une personne aussi proche que mon grand père, j’ai tant de mal à retracer son ascendance. c’est que je n’ai pas d’écrits sur lesquels m’appuyer. Avec de la patience, je finirais par les avoir. 

O comme Où s’arrêter dans la généalogie ?

La généalogie s’est rechercher. Rechercher quoi ? Toutes sortes d’informations sur des faits, des individus. Mais je me pose la question : où s’arrêter ?

 Tous les généalogistes me répondrons qu’il n’y a pas de limite. Et je suis bien d’accord. C’est d’ailleurs ce que je réponds quand on me demande quand est-ce que j’aurai fini.

Mais la question se pose dans l’instant. Dans la durée, je vous l’accorde, toute information est bonne à prendre. Tout peut être utile. Mais pour avancer, je pense qu’il faut se borner, sinon nos recherches deviennent tentaculaires voire nébuleuses !

Pour ma part, ma recherche c’est déroulée ainsi:
Au début, tout va vite, on a des informations, on a des petits à-coup mais une fois qu’on acquiert les bases, la recherche se débloque. Les branches de l’arbre grandissent vite, un peu moins les feuilles (frères et soeurs).

On s’intéresse ensuite à d’autres informations, on multiplie les sources alors on revient sur le début, on complète, on ajoute. Les professions, les frères et soeurs, des photos, des adresses.

Et c’est là, la combinaison entre la montagne des sources et de données, et les individus qui se multiplient par 2 à chaque génération, que se produit une cassure. Un passage à vide. Notre condition de simple humain trouve ses limites. Où aller? Qu’est ce que je fais aujourd’hui?

C’est un schéma qui s’est présenté, je pense, à d’autres généalogistes, mais aussi qui s’applique à d’autres domaines de type projet.

Je connais actuellement une telle période. J’ai l’impression de m’embourber de ne pas avoir exploité tout ce que je possède déjà alors que j’entreprends encore des recherches!

J’ai bien essayé de commencer à encadrer mes recherches. J’ai par exemple commencé un journal de recherches. Mais celà n’est pas suffisant. Je ne fais pas de feuille de route, je n’ai pas défini de priorités.

En ce moment, j’essaie de répartir mon temps entre ma branche et celle de mon épouse, tout en me focalisant sur un village à chaque fois. Ainsi, j’essaie d’exploiter au maximum les sources d’un village avant de partir dans un autre. Cela semble tenir la route mais c’est encore très frais 🙂

Comme d’habitude, témoignages, conseils et commentaires sont les bienvenus!

N comme Nicolas Arbogast

Aujourd’hui nous allons continuer l’analyse de la lignée de Arbogaste Arbogast qui a donné le nom à ce blog.

Son père, Nicolas, est le maillon qui permet de faire la liaison avec ma lignée.

Nicolas

Nicolas est né le 25 novembre 1780. Ses parents Nicolas Arbogast et Marie Mengus font partie de mes ascendants. Sa soeur Anne Marie mon ascendante, et qui a fait l’objet d’un autre billet, est née le 17 décembre 1781. Donc Arbogaste et moi avons bien des ascendants communs 🙂

Nicolas Arbogast et Hélène née Kuhn en 1787 se marient à Bilwisheim le 11 septembre 1810.

La famille Nicolas Arbogast

Le couple aura 11 enfants dont beaucoup mourront jeunes.
Il y aura Thérèse née le 1er octobre 1811,  Hélène le 30 avril 1813 (qui décèdera à l’âge de 4 ans), Marie le 21 avril 1815, Marie-Catherine le 1er avril 1817 puis Arbogaste le 1er avril 1819.
Naitrons ensuite, Aloyse le 20 juin 1820, Hélène (2ème du nom) le 1er septembre 1822, George le 16 avril 1825, Marie Barbe née le 16 décembre 1827 (morte à 17 jours), Marie Salomée le 8 septembre 1828 (morte à la naissance), Nicolas Sylvestre né le 31 décembre 1829 (mort à 13 jours).

Qu’est devenu cette famille nombreuse ?

L’état civil et les recensement permettent de suivre l’évolution de cette famille.

La mère Hélène décède le 13 novembre 1831.

Leur fille Thérèse se marie en 1837.

En 1836, Nicolas vis avec ses enfants Aloyse, George, Thérèse, Marie Anne, Marie Catherine, Hélène et 1 domestique.

En 1841, il vis dans la rue du Schreibersgast de Bilwisheim, sous le même toit que sa fille Thérèse (la 2ème) mariée, 1 enfant, George, Hélène et 3 domestiques.

En 1846, Nicolas vis sous le toit de Thérèse, son mari et ses enfants.
Nicolas décède le 9 mars 1857 à l’age de 77 ans.

Je n’ai pas trouvé d’autre enfant nommé Arbogaste Arbogast. Si je fais une telle découverte, cela fera l’objet d’un nouveau billet.

M comme Malgré-Nous

Il faut savoir qu’entre 1918 et 1940, l’Alsace était française. L’Alsace fut ensuite annexée à l’Allemagne. Les Alsaciens étant alors assimilés à des allemands, ceux ayant l’âge de combattre furent incorporés dans l’armée allemande, après la guerre on les nommera les Malgré-Nous.

Des Malgré-Nous dans ma famille

Un très grand nombre d’alsaciens sont concernés par la recherche d’informations de Malgré-Nous disparus (ou non).
Mon grand père l’a été et est revenu mais n’a jamais voulu vraiment s’étendre sur le sujet. La seule chose qu’il ait exprimée c’est son aversion pour le froid et la neige. Je crois qu’il a combattu en Russie et qu’il a dû souffrir du climat extrême en plus des conditions humaines.
Le frère de ma grand mère, Joseph, lui n’est pas revenu.

Documents

Avant guère, Joseph était dans l’armée française, mais l’annexion de l’alsace a eu pour effet de l’intégrer dans l’armée allemande et le propulser sur le front de l’est.

L’autre frère de ma grand mère – dont j’ai eu l’occasion de parler car il a effectué des recherches généalogiques – possède des documents concernant l’activité militaire du coté allemand de leur frère Joseph.

  • Son carnet militaire de la wehrmacht, pour lequel je vous présente la couverture. Je sais qu’il existe un tel carnet pour mon grand père mais je ne l’ai pas encore récupéré.
  • Un document assez ambigu qui peut émouvoir et à la fois écoeurer vu la froideur administrative du ton employé (j’ai essayé de traduire de l’allemand en dessous). La lettre qui annonce le décès de Joseph.

             Très cher monsieur ___,   

         La dernière unité de terrain de votre fils Joseph, tombé le 13 janvier 1944 sur le front de l’est, m’a fait parvenir son carnet militaire, par la présente, je vous remet un dernier souvenir de votre fils.

         Dans l’accomplissement fidèle de son devoir, votre fils, en courageux soldat, a donné sa jeune vie, pour que le pays des dangereux bolcheviques ne s’en sorte pas indemne.

         Nous voulons tous continuer à honnorer la mémoire du brave camarade, qui a laissé sa vie pour  la mère patrie et le sauvetage de l’europe.

         Dans la fierté douloureuse, permettez moi d’exprimer mes plus sincères condoléances.

 J’ai pu aussi retrouver l’emplacement exacte de sa sépulture en Ukraine sur le site recensant les tombes des soldats allemand. Mes parents ont ensuite présenté à ma grand mère où reposait son frère sur le site google maps.

Lectures sur le sujet

Je vous invite à lire le blog de elsasserwurtzle au sujet des archives liées à cette période.

Il y a aussi le hors-série des DNA de mai 2012 sur les malgré-nous.

L comme Logement

Le logement est un élément essentiel dans la généalogie.

Dans la construction des ménages déjà, il accueille les nouveaux couples et en trouver un a toute son importance. 
Ma grand-mère me racontait lors de notre conversation que la difficulté à trouver leur premier logement, à elle et mon grand-père, avait retardé leur mariage car elle ne souhaitait pas vivre sous le même toit que ses parents. La pénurie de logement étant liée à la guerre.
Le logement voit aussi se construire la famille, grandir. Il heberge parfois plusieurs générations ou des apparenté (oncles). Il est donc intéressant de consulter les listes nominatives (recensement) et de les analyser dans le temps pour voir l’évolution. J’ai aussi vu qu’il existait de vieux annuaires.
J’ai repéré 3 maisons « familiales », dans le sens où plusieurs générations y ont vécu. Une a été détruite et les 2 autres hebergent toujours des descendants depuis plus de cent ans.
Mon souhait serait de pouvoir retracer l’histoire de ces maisons. Retrouver la date de leur construction, les différents propriétaires et leurs habitants. J’ai déjà plusieurs piste tels que les informations dans les archives du s’Durninger Blatte, le site histocarto qui fourni de vieilles cartes en ligne. Mais il semblerait que le plus efficace soit de se rendre aux archives départementales pour une recherche plus complète.
J’attends des témoignages et surtout des conseils si vous avez effectué des recherches semblables.

K comme Kaltenhouse et Kleinatzenheim : un village bien vivant et un disparu !

Aujourd’hui mon billet comportera 2 volets avec comme point commun 2 villages commençant par K.

K comme Kaltenhouse

Kaltenhouse est un village près d’Haguenau et situé sur le chemin vers les ancêtres de mon épouse.
Pour une fois, j’ai dû disposer de documents papiers pour débloquer la situation et pouvoir continuer en ligne.
Comme Raphael (@desRacines) qui remercie l’état civil, je remercie spécialement le personnel de la mairie de Kaltenhouse qui, non seulement, m’a permis de continuer dans mes recherches, mais qui a été par 2 fois accueillant, serviable et efficace. 

K comme Kleinatzenheim

Ne cherchez pas kleinatzenheim sur une carte même celle de Casini. Il n’existe plus. Il était situé entre Durningen et Reitwiller.
C’est en réflechissant à un nom en K et notamment de village que je me suis souvenu de ce dont nous avait parlé un professeur d’histoire au collège de Truchtersheim. Il nous avait fourni une carte pour nous le situer, j’étais allé sur place avec un camarade et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il n’en reste rien. Que des champs ! J’ai essayé de vous le localiser sur une carte (de mémoire). D’ailleurs, sur la carte vous trouverez un lieu appelé Atzenheim Feld.
Il semblerait, d’après les sources (que je mentionne plus bas), que ce village ait été détruit vers 1620, ou abandonné. Les causes de sa disparition serait la maladie et la guerre.
D’un point de vue de généalogiste, 1620, ce n’est pas si loin, peut être vais-je trouver des gens originaires de ce village sur mon chemin. En effet, par exemple, Les archives de Reitwiller (qui semble avoir disposé d’une partie des bans de kleinatzenheim) pourraient avoir des personnes originaires de ce village car elles commencent en 1590 (!).

Sur internet on peut tout de même trouver des traces de ce village :

J comme Juillet, un remariage express

Vous vous souvenez peut être de mon article Un mariage le 13ème « heumonat ». ? Des éléments nouveaux m’amènent à parler des personnes concernées par cet acte.

Laurent Stiegler (un de mes ancêtres) né vers 1784, à Littenheim. Il épouse dans ce même village, en 1802, à l’âge de 19 ans, Catherine Wendling, agée de 22 ans. Ensemble, ils ont au moins 2 enfants (d’après mes relevés).

Le 13 mars 1807, leur fille, Madeleine, meurt à la naissance. Le 29 mars Catherine décède, à 27 ans, très probablement des suites de l’accouchement.

Là, où commence mon étonnement, c’est que le 13 juillet (heumonat) de la même année, il se remarie avec Anne Marie Arbogast (tiens donc!), 25ans (il en a 24) originaire de Bilwisheim, un village à une quinzaine de kilomètres, 3 mois à peine après le décès de sa première femme!

Laurent est cultivateur, et je ne crois pas me tromper en disant que la période d’avril à juillet n’est pas de tout repos! Alors comment a-t-il pu rencontrer Anne Marie et arranger un mariage en si peu de temps?

Pour écrire ce post, j’ai rapidement regardé si, par hasard, elle n’avait pas de famille à Littenheim. J’ai bien trouvé un Arbogast mais n’ai pas pu trouver le lien de parenté. Ses parents semblent être restés à Bilwisheim donc pas de rencontre due à leur déménagement.

J’ai essayé de déchiffrer les témoins de leur mariage pour voir s’il n’y avait pas une piste de ce coté mais l’écriture n’aidant pas (jugez vous même au document d’ouverture), je n’ai rien trouvé.

Je laisse donc le dossier ouvert et si vous avez des suggestions ou hypothèses n’hésitez pas 🙂