F comme…Fabrice

Non ça n’est pas du narcissisme de ma part, c’est qu’en réfléchissant à mon prénom j’ai remarqué que j’étais le seul à le porter dans la famille et que je n’en avais pas du tout trouvé même dans les témoins. Et de là est parti une reflexion sur le choix des prénoms et les usages selon les époques.

Des prénoms uniques

J’ai remarqué que je n’étais pas le seul dans mon entourage à avoir un prénom « unique » : mon épouse, ma mère, une de mes soeurs.
Il y a ceux qui portent aussi des prénoms « courants » et leurs dérivés en noms composés : Jean, Marie qui eux se rencontrent assez souvent.
On rencontre aussi les personnes ayant des 2ème et 3ème prénoms. Ceux-ci sont généralement les prénoms de grands parents. C’est le cas de mon épouse, de ma fille et mon fils (par exemple). Mes parents n’ont pas fait le choix de cette coutume pour mes soeurs et moi même.
Mon père qui, en plus de porter les 2ème et 3ème prénoms d’ascendants, porte en prénom principal celui de son oncle décédé l’année de sa naissance. Mais je n’ai pas d’autre exemple dans la famille.

Lignée de prénoms

Dès qu’on remonte une génération au dessus de nos parents, on constate un phénomène de « lignée ». Le fils ainé a le même prénom que son père.
Le père de mon beau père était le 3ème Jean-baptiste. Puis en remontant plus loin dans le temps, on constate que le phénomène s’amplifie.
J’ai au moins 3 ou 4 cas où le père et le fils ont le même prénom. Je ne sais pas la cause de l’arrêt d’une « lignée » : des prénoms qui changent de mode? Un fils ainé que je n’ai pas encore trouvé ? Un traumatisme du fils d’avoir toujours été l’ombre de son père, l’éternel « fils »?

Des prénoms à la mode

Lorsqu’on recense les prénoms que ce soit de nouveaux nés, de mariés, de témoins ou déclarant, on peut évaluer les prénoms qui étaient à la mode en fonction de régions et même de secteurs !
Oui, car même les secteurs influent. Ainsi, pour les secteurs alsaciens de mon épouse et de moi même, distants de 30 à 40km environs, on constate que les prénoms courants ne sont pas les mêmes.
Ainsi, rapidement, dans la période 1800-1850, dans le secteur d’Haguenau, on a le plus souvent les prénoms Geoffroy, Jacques, Elisabeth.
Dans le secteur de Truchtersheim (Kochersberg), on a plus de George, Joseph, Marie, Marie Anne.
Et dans ce que j’ai pour la Charente, je suis surtout tombé sur des Mathurin, René, Marie.
Ceci n’est qu’un évaluation visuelle, n’ayant pas eu le temps de faire le décompte.

Statistiques générales

Dans l’ensemble de ma base actuelle, les prénoms les plus courants sont :

  • Marie (13%!)
  • Jean (5%)
  • Catherine (5%)
  • François (4%)
  • Joseph (4%)
  • Jacques (4%)

Voilà une analyse rapide des prénoms. Je ne sais pas si vous aussi vous n’avez pas retrouvé le votre parmi vos ancêtres?

5 réflexions sur “F comme…Fabrice

  1. Prénom classique par excellence, Anne est porté par ma grand-mère paternelle Anne-Marie et la grand-mère de ma grand-mère maternelle ; Mais c'est Marie (je suis nulle en statistiques)qui arrive en tête !En revanche mon frère et ma sœur aînés ont des prénoms unique que je ne retrouve nulle part, dans aucune branche. C'est peut être une question d'époque.

  2. Ma première petite fille a un prénom presque unique constitué par la juxtaposition d'un prénom du nord de l'Europe et d'un autre du sud de l'Europe. Presque, parce que ses parents ont été contactés par une personne portant le même prénom: elles seraient trois dans le monde à porter ce prénom composé.Au niveau de ma généalogie, les deux prénoms les plus répandus sont Marie puis Jean avec des lignées complètes (traditions familiales?). Pour un généalogiste cela ne facilite pas les recherches.

  3. Sur les 5 enfants de ma fratrie, je suis la seule à avoir un prénom unique et plutôt "désuet" alors que les leurs sont classiques (Jacques, Marie-Christine, Jean-CLaude, Christian). Et ils portent tous deux autres prénoms, ceux des grands-parents ou des oncles. Je suis née la 2e, 2e fille et…. ma mère ne voulait pas d'autre fille,elle n'a pas voulu me nommer ! Ce sont les "bonnes soeurs", infirmières de l'époque qui l'ont obligée🙂 Les prénoms aussi ont une histoire !

  4. J'ai été prénommée comme ma tante, morte à 10 ans. Il paraît que ce peut être troublant de porter le prénom d'un mort, mais pour moi cela ne m'a jamais posé de problème : notre famille l'appelait par un diminutif et moi par le prénom tel quel. Il n'y a donc jamais eu d’ambiguïté, chacun savait de laquelle de nous deux on parlait.

  5. Je découvre ton blog Fabrice grâce au Challenge AZ et je le trouve très intéressant !A ces questions, s'ajoute les prénoms réutilisés suite à la mort prématurée d'un nouveau-né. J'ai le cas dans une famille où à la suite de la mort du premier fils, le garçon suivant est nommé de la même manière. Celui-ci décède à son tour. Un troisième est nommé de la même manière et décède également. Les autres garçons porteront un autre prénom et resteront en vie… Nul doute que les parents et la famille ont du penser à une malédiction ou à quelque chose s'y rapprochant!

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